Présentation de mon potager

Voici la toute première présentation de mon potager au printemps 2016.

J’y explique le rôle des adventices, en prenant pour exemple le mouron blanc et le rumex.
Je fais un comparatif entre le travail du sol au motoculteur et à la grelinette.
Je rappelle également ce qu’est une planche de culture et quelques astuces pour le désherbage.

Ce coin de potager, il est tout petit, moins de 6 mètres sur 6, mais c’est exprès qu’il est tout petit ! Et si vous êtes débutants, je vous conseille vraiment de faire pareil. Avec un potager trop grand, on a vite fait de se retrouver débordé, de se décourager et on n’a plus envie d’aller jardiner. Là, maintenant, au début du printemps, ça semble tout petit, mais quand les « mauvaises » herbes vont se lâcher, vous serez bien contents de ne pas avoir vu trop grand.

Le potager a été laissé en friche tout l’hiver. Les herbes y ont poussé librement. Ça a protégé la terre des intempéries, ça a protégé la vie du sol. Vraiment, ne laissez pas votre sol à nu en hiver ! Pas qu’en hiver, d’ailleurs, quelle que soit la saison, ne laissez pratiquement jamais votre sol à nu ! Je vous expliquerai pourquoi dans une prochaine vidéo…

Mais revenons aux mauvaises herbes, qui n’ont d’ailleurs de mauvaise que le nom. Justement, si vous le voulez bien, on va les appeler par leur vrai nom. Les adventices. Adventice, c’est pas dur à retenir, ça a la même racine que le verbe advenir. Ce sont les plantes qui poussent sans qu’on les ait semées. Elles sont arrivées là toute seules. Mais en fait, ce qu’il faut bien comprendre, c’est que ce sont nos alliés. Elles vont nous aider. Et dans un 1er temps elles vont nous renseigner. Chaque plante va nous donner des indications sur les caractéristiques du sol.

Alors, ici, on a surtout du mouron blanc. C’est trop bien le mouron blanc. Ça couvre bien le sol avant les cultures. Ça s’enlève super facilement… juste un petit coup de râteau ! Et en plus ça se mange. C’est très bon pour agrémenter vos salades !

Et la bonne nouvelle, c’est que c’est une des très rares plantes à indiquer un excellent équilibre des sols. Si vous en êtes envahi comme moi, vous avez bien de la chance !

Une autre plante bien présente chez moi, c’est le rumex. Je vous en dirai un peu plus une prochaine fois, mais déjà, il faut savoir qu’elle indique un sol un peu trop tassé. Ici, je n’en ai pas tant que ça, donc pas trop d’inquiétude, mais je vais quand même garder l’info dans un coin de ma tête et faire attention de ne pas tasser le sol. Dans un potager, un sol tassé, ce n’est jamais un avantage. Pour enlever le rumex, il faut une bonne fourche ou une grelinette, et ça vient assez facilement.

Encore un petit conseil : quand vous désherbez en fin d’hiver, ne faites pas tout le potager d’un coup. Soyez malin. Soyez paresseux ! Parce que, déjà, ça va vous fatiguer pour rien. Et puis vous n’allez pas utiliser tout de suite la totalité du potager. Et sur les parties où le sol sera à nu, les adventices vont repousser, elles vont s’en donner à cœur joie. En peu de temps tout le travail sera à refaire. Donc, laissez-les tranquilles, ne désherbez que là où vous avez besoin de la place. Je vais aujourd’hui le faire sur 2 planches. Le reste ce sera pour plus tard.

Au passage, ce qu’on appelle une planche de culture, ou plus simplement une planche, c’est une zone rectangulaire du potager, une zone que l’on va cultiver, par opposition aux endroits où l’on marchera… entre les planches ! C’est donc un endroit où l’on fera bien attention de ne pas marcher pour ne pas tasser la terre. On va faire des planches pas trop larges, pour pouvoir facilement atteindre le centre avec la main. En général, aux environs de 80cm, c’est un bon compromis.

Une fois nos 2 planches désherbées, on va préparer la terre pour les semis et les repiquages. Je vous montre dans la vidéo la différence entre une préparation au motoculteur, et une préparation à la grelinette. Comme vous pouvez le voir, c’est bien plus rapide au motoculteur, mais le travail est contre-productif. La terre est trop finement travaillée et va se recompacter en surface à la première pluie. Et un travail à la grelinette et au râteau est suffisant que ce soit pour repiquer ou semer.

Et voilà ! On se retrouve très bientôt pour la mise en place des premières cultures. Je vous montrerai plein de petites astuces pour travailler mieux, pour gagner du temps, et éviter toute fatigue inutile. Ça sera mieux pour vos cultures, ça sera mieux pour vous, et jardiner restera un plaisir !

A très bientôt !

0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *