Comment choisir l’éclairage parfait pour vos plants

En fin d’hiver et au tout début du printemps, le soleil se fait rare, et nos plants ont vraiment besoin d’un petit coup de pouce pour ne pas s’étioler et pour se développer dans de bonnes conditions. Mais choisir le bon éclairage ne s’improvise pas et il y a quelques astuces à connaître pour faire le bon choix. Découvrez-les sans attendre dans cet article !

Contrairement aux animaux qui peuvent survivre sans lumière, les plantes vertes que sont nos légumes du potager ont absolument besoin de lumière. Vous vous souvenez de ce que j’expliquais dans cet article, une plante est composée à plus de 95% de carbone, d’oxygène et d’hydrogène. Et elle tire ces 3 éléments uniquement de l’eau et de l’air. Mais pour se “nourrir” d’eau et d’air, elle utilise la photosynthèse, et cette photosynthèse ne peut pas avoir lieu sans lumière. Il lui faut de la lumière, il lui faut beaucoup de lumière. Et pas une simple et vague luminosité, mais la lumière directe du soleil.

Sauf que, en fin d’hiver, les journées sont courtes, ça fait déjà à la base peu de lumière disponible. Les journées sont souvent nuageuses, ce qui peut diviser par 10 la lumière disponible. Et derrière une fenêtre mal orientée, on peut diviser encore par 10. Comment voulez-vous dans ces conditions que nos pauvres plants s’en sortent ? Ils meurent littéralement de faim, et pour se développer, ils vont tendre le cou pour se rapprocher de la fenêtre et essayer de capter un peu plus de lumière : et c’est comme ça qu’on se retrouve avec de vilains plants tout étiolés !

 

Mes amis, il va falloir réagir avant d’arriver à cette situation extrême. On va installer un éclairage d’appoint pour nos plants.

On a de la chance, depuis quelques années, les éclairages à LED ont fait beaucoup de progrès, et ils offrent maintenant un très bon rapport luminosité / consommation. Donc, déjà, sans hésiter, on va s’orienter vers des éclairages LED.

Ensuite, il faut réfléchir à la forme de l’ampoule : inutile de prendre une ampoule à bulbe classique qui va disperser la lumière sur les côtés et au-dessus. Préférez un spot directionnel qui va concentrer toute la lumière utile vers le bas. Le moindre watt consommé sera ainsi utilisé par vos plants.

 

Mais il y a une autre astuce pas très connue qui va vous permettre de diviser encore par 2 ou 3 votre consommation d’électricité pour l’éclairage des plants. C’est assez logique mais on n’y pense pas forcément. Bon, vous avez tous vu un jour un arc-en-ciel. Et vous vous souvenez pourquoi il est de toutes ces couleurs ? Parce que la lumière naturelle, la lumière du soleil est l’addition de toutes ces couleurs, et en passant dans les gouttelettes de pluie, elle est diffractée, décomposée, en révélant donc toutes les nuances qui la composent. La lumière visible du soleil, c’est du rouge, plus de l’orangé, plus du jaune, plus du vert, plus du bleu, plus de l’indigo, plus du violet. Et bien sûr toutes les nuances entre ces couleurs principales.

Les feuilles des plantes vont recevoir toutes ces couleurs en provenance du soleil. Mais on les voit vertes. Pourquoi ? Parce qu’elle captent toutes les couleurs qu’elles reçoivent, sauf le vert qu’elles rejettent. Elles le rejettent, et nous on le voit, c’est pour ça qu’elles nous apparaissent vertes !

OK, elles rejettent le vert. Mais alors, pourquoi on gaspillerait de l’électricité à produire de la lumière verte si nos plants ne l’utilisent pas ? Coup de bol, les LED existent en plusieurs couleurs. On va donc choisir des LED de la bonne couleur. Tout cela a été étudié en détail, et on dispose maintenant de données très pointues. Il se trouve que pour des jeunes plants, et en complément d’une lumière naturelle trop faible, il faut beaucoup de rouge, un peu de bleu… et c’est tout ! Dans la pratique, vous choisirez donc des spots avec environ 20% de LED bleus et 80% de LED rouges.

 

Au niveau de la puissance, je recommande un spot d’environ 15W pour éclairer une surface de 40x60cm, en plaçant le spot à environ 50 cm au-dessus des plants. On a encore du mal à en trouver en jardinerie ou en grande surface de bricolage. Mais on en trouve facilement sur internet, en cherchant “lampe LED de croissance”, ou “lampe LED rouge bleu”. Une lampe de 15w vous coûtera entre 7 et 30€. Si vous êtes bricoleur, les moins chères feront très bien l’affaire. Sinon, préférez un kit tout prêt à poser, qui aura l’avantage d’être étanche.

Eh oui, soyez prudent lorsque vous faites votre montage électrique, n’oubliez pas que vous allez arroser vos plants et que l’eau et l’électricité ne font jamais bon ménage.

 

Et pour finir, cerise sur le gâteau, une prise programmable. Vous la règlerez pour qu’elle se déclenche 1 à 2H chaque matin au moment du lever du jour. Et de même chaque soir 1 ou 2H, pour qu’elle s’éteigne à la tombée de la nuit.

Et si votre pièce ne reçoit la lumière directe du soleil que le matin, vous la programmerez pour qu’elle s’allume tous les après-midi. Et inversement tous les matins si votre pièce ne reçoit le soleil que l’après-midi.

Enfin, en plus de cette programmation, vous l’allumerez manuellement toute la journée quand le temps est nuageux.

 

Et voilà, n’attendez pas pour passer votre commande ! Si vous aussi vous voulez des plants de tomates violets, si vous aussi vous voulez une ambiance boite de nuit dans votre salon, investissez sans attendre dans une lampe à LED de croissance !

En plus de tout ça, vous aurez la joie de produire des plants trapus, solides et en pleine santé ! Vous mettrez toutes les chances de votre côté pour partir du bon pied et vous assurer ensuite de belles récoltes !

Et si vous connaissez autour de vous des jardiniers qui produisent leurs propres plants et à qui ces conseils seraient utiles, signalez-leur dès maintenant cet article !

Et comme d’habitude, n’hésitez pas à me poser des questions sur tout ce qui touche au potager… juste en dessous !

Et maintenant, à vous de jouer, merci de votre attention, et à très bientôt !

2 réponses
  1. idefix84
    idefix84 dit :

    C’est très intéressant!
    Au fait on n’aurais pas oublié pour les bricoleurs, de donner la façon de protéger la lampe led lors des arrosages?
    Merci

    Répondre
  2. Didier
    Didier dit :

    Bien vu. Je ne me suis pas posé la question, parce que je n’arrose quasiment que par sub-irrigation (je trempe mes plaques alvéolées dans une bassine d’eau). Je recommande d’ailleurs fortement cette méthode qui évite de déranger les graines au début, et de mouiller les feuillages par la suite.

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